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Dernière mise à jour
le 26/05/2009

 
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Débuter en conditions fortes Version imprimable Suggérer par mail

Par Piair (Pierre Janssens) , fondateur de www.paramoteurbelge.be


ImageIl arrive un moment dans la vie d’un pilote où l’on sent que l’on est plus tout à fait un débutant.  Les turbulences font de moins en moins peur, on ne se laisse plus surprendre dans les ascendances, les décos et attéros se font de plus en plus précis… Méfiance !!!! Cette période de prise de confiance doit être abordée avec humilité et peut représenter une période de grand danger. Loin de moi l’idée de faire peur aux petits débutants qui ne le sont plus tout à fait. Il s’agit plutôt de vous faire partager quelques
conseils que des plus expérimentés que moi m’ont prodigués.
Force est de constater que les accidents graves sont rares parmi les débutants ! Ils sont plus fréquents parmi les pilotes plus chevronnés et plus encore parmi les pilotes qui ont accumulé une trentaine d’heure de vol.
Pourquoi ? L’excès de confiance… Un débutant est attentif à tout, il ne pilote jamais «par habitude», il ne prend aucun risque…
Si comme moi vous appréhendez cette période de transition, voici donc rassemblés tous les conseils qu’on a pu me donner :

Avant le Vol:

1. Vous êtes autonomes ? Alors ayez l’autonomie de dire « non » ! Les impressions que peuvent donner une aérologie peuvent varier d’un jour à l’autre, d’un pilote à l’autre, d’un site à l’autre. 
Avant tout décollage il peut être bon de se poser quelques questions : « Pourquoi vais-je
décoller ? », « Suis-je bien conscient de ce qui m’attend ? », « Est-ce nécessaire ? » Si vous ne le sentez pas, ne le faites pas ! Voler dans des conditions plus fortes exige une parfaite maîtrise de ses émotions, voler sans vraiment le vouloir c’est risquer la panique… Si vous n’abordez déjà pas le vol sereinement au sol, pourquoi en serait-il autrement en vol ?

2. Observez particulièrement l’aérologie, les variations du vent, les obstacles possibles, les effets de sols… vous éviterez bien des surprises ! Je vais devoir décoller dans tel sens, là le sol s’enfonce, là un champ de blé risque de déclencher, là je ne pourrai pas me vacher, etc.

3. Votre décision est prise ? Décollez de face, stabilisez parfaitement votre aile au-dessus de votre tête, retournez vous calmement, accélérez progressivement et surtout : TENEZ VOTRE AILE EN PRESSION !!! Démarrer sereinement c’est quitter le sol sans secousse ! Se retourner trop vite, dans la précipitation, c’est manquer l’une des étapes capitales de votre vol !

Pendant le Vol:

1. Attendez d’être à une altitude suffisante pour vous asseoir dans la sellette. Trop de pilote s’asseyent dans leur sellette à peine le sol quitté. Que vous ayez 2 ou 100 heures de vol tenez-vous le pour dit : cette habitude est mauvaise, ne fût-ce que par l’exemple qu’elle donne, et peut coûter cher ! Une fois l’altitude de 100m atteinte, agissez rapidement !

2. Le conseil suivant est évident mais pas toujours facile à mettre en pratique : restez calmes ! Si vous avez décollé c’est que vous avez confiance en vous et en votre aile. Il ne reste donc plus qu’un seul danger : le surpilotage ! Gardez constamment le «contact» avec votre aile, maintenez la en pression sans exagérer et n’oubliez pas que, du fait de cette pression constante, il vous faudra être plus raisonnables dans vos virages.

3. Cà bouge ? Tant mieux c’est que votre aile est toujours au-dessus de votre tête ! Concentrez-vous donc sur l’essentiel : les éventuelles abattées, le cap, l’altitude. Ici encore, il vaut mieux réagir progressivement et à temps (l’aile commence à « tomber » devant) plutôt que de freiner brusquement pour la stopper net. Gardez en tête que du fait de la pression constante votre vitesse de décrochage sera atteinte plus vite.

4. Si ca commence à bouger alors que précédemment tout était calme, le premier réflexe à avoir est de regarder au loin, de se fixer des points de ralliement, de prendre le temps d’anticiper vos prochains mouvements… Tenir l’aile en pression reste bien évidemment d’actualité.

5. C’est le décrochage ! Un bout d’aile s’est refermé… Et alors ? Votre premier réflexe sera sans doute de relever les mains. Et vous avez raison ! Ceci fait déportez votre poids du côté ouvert de l’aile et remettez ce côté en pression. Ensuite… Pardon, votre aile vient de se rouvrir. Pas facile de tout dire en une seconde ! Pour terminer ce passage un peu désagréable, il me reste à dire que dans les cas les plus graves (rares) une abattée est possible : laissez l’aile revenir au-dessus de votre tête avant de la freiner.

A l'attérissage:

1. Votre aile risque de bouger plus qu’en conditions calmes. Gardez donc un peu de gaz pour éventuellement vous ramener au moteur. Si vous coupez carrément les gaz pour entamer votre atterrissage, vous risquez de devoir attendre une petite seconde pour que votre paramoteur vous redonne suffisamment d’altitude pour vous dégager. Une seconde ? Une éternité oui !
Autrement, si vous êtes sûrs de votre approche, il vaut toujours mieux envisager une approche type « parapente », moteur coupé. Vous sentirez mieux votre aile et le moteur ne viendra pas accentuer d’éventuelles secousses. Un seul objectif ici : garder son cap !

2. Sortez de votre sellette ! Être debout c’est être attentif, prêt, réactif… Se lever au dernier moment vous rend vulnérable ou offre une impression de confort qui fausse parfois le jugement. On reste assis, une secousse survient, on la gère… Zut ! le sol est déjà là ! Effectuez chaque étape de votre attéro séparément : on sort de la sellette, on se met face au vent, on coupe le moteur, mains hautes pour accumuler le plus de vitesse possible.

3. Il y a certainement du vent. Tenez en compte lorsque vous effectuerez votre arrondi. Freinez progressivement avant d’achever le travail à ras du sol. Un freinage trop brusque pourrait provoquer une ressource trop importante et vous ramener à dix mètres du sol sans plus aucune vitesse ! Bonjour le retour à la planète…

Conclusion:

ImageVoler dans des conditions plus fortes demande un entraînement adéquat et une progression adaptée. Mais est-ce bien nécessaire ? Force est de constater que les conditions météorologiques Belges nous poussent parfois à batailler dur ! Mieux vaut donc y être préparé…
Bref, chacun d’entre nous, si ce n’est pas déjà fait, est ou sera confronté à ce type de conditions.
Le tout est de procéder avec humilité, calme et réflexion. Il n’y a pas de conditions dangereuses, il n’y a que des pilotes dangereux !

Piair

 
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